Tombé d'accord avec Parme pour le transfert de Zion Suzuki, le PSG négocie avec la Juventus un prêt d'une saison du gardien japonais. Mais selon la presse italienne, la Juventus voudrait être indemnisée par le PSG pour ce prêt. Explications.
Quand un club prête un joueur à un autre club, plusieurs formules sont possibles. Un simple prêt sec, payant ou non, ou un prêt avec option d'achat pouvant devenir obligatoire en fonction de certains critères. Dans la majorité des cas, c'est le club qui reçoit le joueur en prêt qui paye une indemnité au club avec lequel le joueur est sous contrat pour pouvoir profiter de ses talents durant une saison.
En passe de recruter Zion Suzuki à Parme contre 35 millions d'euros (30 plus 5 de bonus), le PSG cherche un club où prêter durant une saison l'international japonais de bientôt 24 ans puisque Lucas Chevalier ne compte pas partir cet été et qu'il serait certainement peu intelligent de toute façon, économiquement parlant, de le vendre cet été, alors que sa valeur marchande a chuté en un an.
La décision a donc été prise par le PSG d'investir dès cet été sur Suzuki, mais de le prêter une saison dans un club qui le fera jouer et le valorisera en sachant que ce club ne pourra pas l'acheter in fine. Ce club devrait normalement être la Juventus Turin selon plusieurs sources concordantes en France (L'Equipe notamment) et en Italie. Mais dans son édition du jour, La Gazzetta dello Sport se veut un poil plus prudente et écrit que deux obstacles restent à surmonter dans ce dossier : les modalités salariales et les « primes de valorisation ».
La Juve veut être payée pour le développement de Suzuki
A Turin, certains dirigeants ne seraient en effet pas emballés à l'idée d'un simple prêt sans option ou obligation d'achat et voudraient donc que le PSG accepte en échange de payer la Juventus. Pourquoi le PSG payerait-il la Juventus pour un joueur qu'il vient d'acheter 35 millions ? Pour remercier le club italien de valoriser un joueur qu'il ne pourra pas acheter. C'est en tout cas la vision de certains dirigeants turinois.
Du côté de Tuttosport, on assure que le salaire de Suzuki sera payé à moitié par le PSG et à moitié par la Juve et on confirme cette possibilité d'indemnité financière versée par le PSG à la Juventus au titre de la « formation technique du joueur ».
Si en France, aucun média n'a eu vent pour le moment de cette possibilité, qui peut paraître un peu lunaire sur le papier, elle n'est toutefois pas complètement dénuée de sens puisque le PSG y a déjà eu recours lors du deuxième prêt d'Arnaud Kalimuendo à Lens, lors de la saison 2021/2022.
Le PSG prêt à accepter la formule Kalimuendo pour Suzuki ?
Lors de la saison 2020/2021, le PSG avait prêté son jeune attaquant avec une option d'achat de 8 M€ que Lens avait décidé de lever. Mais Paris avait finalement activé une contre-option, d'un montant de 1,5 M€, et récupéré son joueur, avant de le prêter de nouveau à Lens, mais cette fois sans option d'achat. En contrepartie de ce nouveau prêt sans option d'achat, Lens avait négocié avec le PSG une « indemnité de valorisation selon les performances et titularisations » du joueur.
Dit autrement, plus Kalimuendo jouait et performait à Lens, plus l'indemnité du PSG était élevée. Si le PSG avait accepté ce deal, c'était pour que son jeune joueur se développe dans un club qu'il connaissait déjà en vue d'un futur transfert lucratif. Une formule qui a porté ses fruits puisque Kalimuendo signera finalement à Rennes à l'été 2022 contre 20 millions d'euros, un montant sur lequel Lens n'avait pas pu s'aligner.
Reste à savoir maintenant si le PSG va accepter cette formule Kalimuendo pour Suzuki. C'est en tout cas la volonté de certains dirigeants de la Juventus Turin. Dans son édition du jour, La Gazzetta dello Sport n'exclut pas une autre option déjà évoquée ces derniers jours : un prêt de Suzuki à Parme, son club actuel, qui ne réclamerait pas d'indemnité de valorisation, contrairement à la Juventus.